Éditions

  • Littératures du Pacifique insulaire (Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Océanie, Timor Oriental)/Literatures of the Pacific Islands (New Caledonia, New Zealand, Oceania, East Timor). Approches historiques, culturelles et comparatives/Historical, Cultural and Comparative Approaches

    en collaboration avec Sylvie André, Paris, Honoré Champion, 2013

    Il y a bien des littératures du Pacifique insulaire. Elles font apparaître des traits ethnologiques et anthropologiques ante-coloniaux. Elles illustrent l’impact des colonisations, les mouvements d’émancipation et les indépendances, les parentés et les croisements culturels, qu’il faut décrire selon les échanges qu’autorise le Pacifique. Cela fait l’originalité de ces littératures. Cet ouvrage les met en perspective et reconsidère quatre enjeux de la critique contemporaine : littératures et postcolonial ; littératures et globalisation ; littératures contemporaines et anthropologie ; littérature, tradition, modernité et contemporanéité.
  • Actualité et inactualité de la notion de postcolonial

    en collaboration avec Micéala Symington et Joanny Moulin, Paris, Honoré Champion, 2013

    La notion de « postcolonial » est aujourd’hui une notion dominante, ancienne, largement critiquée pour son imprécision, largement utilisée, en débat – dans des perspectives qui restent des perspectives anticoloniales –, en concurrence avec les notions de « littérature-monde », de « world literature ». Les essais ici réunis font le point sur ces débats en proposant un état de la question, en considérant le doublet « Littérature locale, littérature-monde », les critiques mêmes de la notion, et en indiquant que le postcolonial est parfois une manière d’indiquer un au-delà de l’histoire – ce qui est paradoxal au regard de l’usage prévalent de la notion. Les littératures contemporaines de l’Inde, les œuvres d’Abdelwahab Meddeb, d’Alain Mabanckou, d’Abdourahman Waberi, de Derek Walcott et d’Édouard Glissant offrent les appuis textuels de cette révision de la notion de « postcolonial ».
  • Quelques points de vue sur l’hybridité culturelle en littérature/Some Views upon Cultural Hybridity in Literature

    Numéro thématique, Canadian Review of Comparative Literature/Revue Canadienne de Littérature Comparée, vol. 39, n° 2, juin 2012
  • Littératures d’aujourd’hui : contemporain, innovation, partages culturels, politique, théorie littéraire. Domaines européen, latino-américain, francophone et anglophone

    Paris, Honoré Champion, 2012

    A l'occasion de synthèses et de lectures spécifiques, les littératures contemporaines française, portugaise, polonaise, russe, allemande, italienne, brésilienne, mexicaine, néo-zélandaise, algérienne, sont ici considérées, à travers leurs créations romanesques, poétiques, à travers leurs débats critiques et politiques, à travers leurs implications, selon une approche de la notion même de contemporain, selon les jeux de la continuité et du renouvellement, selon la relecture des désaccords idéologiques, selon l'indication de nouveaux paradigmes d'analyse. Il est de la propriété du contemporain de faire époque. Cela même donne aux littératures, reconnues selon leurs traits contemporains, le pouvoir d'illustrer et d'expliquer ce qu'il convient d'appeler une conjoncture. Celle-ci se lit de manières diverses et cependant apparentées, car tel est le trait essentiel du contemporain d'aujourd'hui : être, en lui-même, une manière d'universel, dont répondent les littératures. Les essais ici réunis peuvent, au total, se définir comme une introduction à l'étude des caractérisations et des pratiques du contemporain en art et en littérature, au long du XXe siècle et en ce début du XXIe siècle.
  • Littératures francophones et politique

    Paris, Khartala, 2009

    Cet ouvrage examine les rapports entre création littéraire contemporaine et politique, dans les littératures francophones - Afrique noire, Maghreb, Antilles, Québec. Il s'attache à identifier et caractériser les figurations du politique. Les œuvres littéraires jouent à la fois d'une représentation du politique et d'une réflexivité au regard de cette représentation. Cette représentation n'est pas dissociable d'une pensée de l'histoire et du pouvoir, qui choisit d'être indépendante des paradigmes occidentaux. Ces littératures aident aujourd'hui à penser le devenir et le futur des pays qu'elles évoquent - au-delà des impasses politiques contemporaines. Elles s'attachent à des perspectives, qui dessinent la communauté publique à venir.
  • Littérature, Mémoire et Oubli

    Letteratura, Memoria e Oblio, Rome, Bulzoni Editore, 2006
  • Storia e memoria nelle riletture e riscritture letterarie

    Histoire, mémoire et relectures et réécritures littéraires,en collaboration avec Franca Sinopoli, Rome, Bulzoni Editore, 2005

    Cet ouvrage est issu d’une collaboration entre les centres de recherche en Littérature comparée de l’Université Sorbonne Nouvelle et de l’Université La Sapienza, dans le cadre du programme européen Acume, piloté par l’Université de Bologne. Il réunit les communications présentés lors de deux colloques, « Anachronie et relecture des textes fondateurs », organisé par Franca Sinopoli et Marina Guglielmi (Rome, juin 2004) et « Réécriture et mémoire », organisé par Jean Bessière et Philippe Daros (Paris, septembre 2004). Il fait suite à Instaurer la mémoire (Bulzoni, 2005). Ce que l’on a l’habitude de lire comme la continuité de la littérature relecture des textes fondateurs, réécriture des textes fondateurs (cette formulation est, en elle-même, en partie pléonastique : la réécriture fait de ce qu’elle reprend un texte fondateur) ne se comprend que par le paradoxe de la mémoire dont la littérature figure l’instauration. Il faut dire la relecture et la réécriture non pas pour elles-mêmes, mais comme les instruments de la mise en œuvre du paradoxe de la mémoire, selon l’anachronisme, selon l’achronie. Il ne faut donc pas prêter à la relecture une propriété herméneutique, pas plus qu’il ne faut prêter à la réécriture une fonction explicite de reprise : elles sont, l’une et l’autre, un fait d’instauration de la mémoire, dans le jeu patent de la continuité et de la discontinuité temporelles. L’ouvrage s’organise en trois parties : Une mémoire pour tout temps et pour quiconque ; Les paradoxes de la réécriture ; Littérature, mémoire, mémoire de l’histoire.
  • Instaurer la mémoire

    en collaboration avec Philippe Daros, avec un récit de Daniel Del Giudice, Rome, Bulzoni Editore, 2005

    Cet ouvrage réunit les contributions, proposées dans le cadre du programma ACUME lors d’un colloque à la Sorbonne. Il s’attache à dire la mémoire culturelle et son paradoxe : celui de la continuité et de la discontinuité, de la permanence de la mémoire et de sa construction. Ce paradoxe est explicite au XXe siècle dans la littérature et dans les arts ; il est même une de leurs déterminations. Quelques figures littéraires et artistiques – Primo Levi, Pier Paolo Pasolini, Daniele Del Giudice – et l’examen de quelques thématisations dominantes de la critique littéraire du XXe siècle – écriture de soi, intertextualité, temps et regard de l’autre, pensée de l’histoire et figuration du temps – permettent d’offrir une description systématique de ce paradoxe et de préciser ses variations au long du XXe siècle.
  • Quels paradigmes pour la littérature ?

    Numéro thématique, Canadian Review of Comparative Literature/Revue Canadienne de Littérature Comparée, vol. 31, n° 4, 2004
  • Traversées Atlantiques

    Revue de Littérature comparée, vol. 58, n° 312, 2004
  • Multiculturalisme et identité en littérature et en art

    en collaboration avec Sylvie André, Paris, L'Harmattan, 2002

    Le multiculturalisme est une réalité, une « fatalité » liée au Nouveau Monde : le colonialisme l’a créé en Amérique, en Afrique, dans les espaces du Pacifique. Le multiculturalisme est aussi une conquête, une victoire sur une volonté coloniale d’assimilation ou de développement séparé foncièrement inégalitaire. Mais une société peut-elle vivre démocratiquement en intégrant plusieurs communautés, plusieurs cultures ? La production esthétique est, bien évidemment, le lieu social de ce questionnement. C’est l’objectif de cette étude.
  • Littérature, modernité, réflexivité

    en collaboration avec Manfred Schmeling, Paris, Honoré Champion, 2002

    Douze essais entreprennent de dire les raisons d'être de la réflexivité littéraire et d'exclure les lieux communs et les conventions des caractérisations contemporaines de ce qui est à la fois un procédé d'écriture et un statut prêté à l'œuvre littéraire.De l'esthétique spéculative romantique aux débats actuels sur la réflexivité, de Cervantès au nouveau roman, de la poésie européenne à la poésie moderniste brésilienne, chaque essai redéfinit les conditions et l'archéologie de la réflexivité littéraire. Des études sur le cinéma et sur l'illustration graphique « réflexive » précisent les approches sémiotiques de la réflexivité.
    Cet ouvrage est publié à l'initiative du séminaire de Littérature comparée de l'Université de la Sorbonne Nouvelle et du Groupe d'études de la Modernité littéraire de l'Association Internationale de Littérature Comparée.
  • Savoirs et littérature. Literature, the Humanities and the Social Sciences

    Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2002

    Etudes littéraires et sciences humaines et sociales ont noué, dans les années 1960, une alliance qui a exercé une influence profonde sur l'enseignement de la littérature, en France et à l'étranger. Cette alliance a, de fait, correspondu à un alignement des études littéraires sur les paradigmes des sciences humaines et sociales. La même alliance est encore lisible aujourd'hui. Elle ne s'interprète cependant plus suivant la prévalence de ces paradigmes, mais suivant un jeu d'interprétation réciproque de la littérature et des sciences humaines et sociales. Les quinze essais de ce volume donnent à lire, dans un contexte international, l'état contemporain de ce jeu. Leur perspective est double, historique et systématique. Elle prend dans un même mouvement les sciences historiques, la géographie et la philosophie (notamment la philosophie morale et politique).
  • Comparative Literature in the Age of Globlalization

    en collaboration avec Djelal Kadir, Neohelicon, vol. 28, n° 1, 2001
  • Littératures postcoloniales et francophonie

    en collaboration avec Jean-Marc Moura, Paris, Honoré Champion, 2001

    La notion de postcolonialisme, venue de la critique anglophone, est d'un usage peu fréquent dans les littératures et la critique francophones. Ce fait mérite attention et interprétation. À travers l'étude des littératures maghrébines contemporaines, de la littérature antillaise, des littératures d'Afrique noire et d'Océanie, des analyses de la notion même de postcolonialisme, replacée dans le contexte des littératures francophones, et du rapport établi entre littératures francophones, usage du français et dessin de l'interdépendance des États-nations et des -cultures, tel qu'il peut être présentement défini, ce volume propose, d'une part, une nouvelle lecture systématique des littératures francophones et, d'autre part, des approches qui permettent de situer ces littératures hors des références usuelles que porte la notion de postcolonialisme, et hors des cadres critiques constitués, il y a quelque quarante ans, à propos des littératures francophones.
  • La main hâtive des révolutions. Esthétique et désenchantement en Europe de Leopardi à Beckett et Heiner Müller

    en collaboration avec Stéphane Michaud, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2001

    Aux 19e et 20e siècles, la littérature, de Hugo à Sartre, en passant par Malraux, a porté de textes en textes les espoirs révolutionnaires. En marge de cette littérature, une autre littérature innovait dans les formes (poésie, théâtre…) pour dire son désenchantement du monde et son désespoir des hommes : Leopardi, Baudelaire, Musil, Beckett, Heiner Müller et Buro Vallejo. Ces auteurs font ici l’objet d’analyse de la part d’universitaires franco-allemands, lesquels ont aussi décidé de croiser les écritures, toutes les fois que cela s’offrait : un auteur allemand étudié par un universitaire français et inversement. Quelques contributions plus généralistes examinent les principes de cette conception du monde et de l’écriture.
  • Littératures postcoloniales et représentations de l'ailleurs. Afrique, Caraïbe, Canada

    en collaboration avec Jean-Marc Moura, Paris, Honoré Champion, 1999

    L'ailleurs n'est pas ici l'ailleurs de l'exotisme convenu. Il est celui d'une représentation romanesque qui entend instituer un questionnement de toutes les géographies traditionnelles et, par là, dessiner un désir de société. La littérature postcoloniale peut se lire ainsi comme une écriture du droit, comme cette littérature qui étend les limites de la cité. Les littératures d'Afrique, de la Caraïbe, du Canada, dans leurs caractérisations postcoloniales, apparaissent moins comme les recueils de débats d'identité et de conflits, que l'on a parfois dit discursifs, avec l'héritage colonial ou avec ce qui est identifié à un tel héritage, que comme les fictions d'un grand espace, d'un espace éligible.
  • Perspectives comparatistes

    en collaboration avec Daniel-Henri Pageaux, Paris, Honoré Champion, 1999

    En 1895, paraissait la première thèse de littérature comparée soutenue en France ; la même année, naissait Marcel Bataillon qui devait présider l'Association française de Littérature Comparée et l'Association internationale de Littérature comparée, et diriger la Revue de Littérature comparée. À l'occasion d'un siècle de Littérature comparée, les comparatistes français dessinent, en quinze essais, les perspectives actuelles de leur discipline. Après la présentation de l'œuvre et de l'influence de Marcel Bataillon, et une analyse historique de la littérature comparée, les enjeux de la discipline sont précisés dans des perspectives poétiques, philosophiques, psychanalytiques, anthropologiques, imagologiques, théoriques, et dans le cadre des études de réception comparée, de traduction, et des études interartistiques (littérature et peinture, littérature et cinéma).
  • Histoire des poétiques

    en collaboration avec Eva Kushner, Roland Mortier et Jean Weisgerber, Paris, Presses Universitaires de France, 1997

    L'histoire des poétiques est une donnée obligée de l'histoire littéraire et un moyen indispensable à l'analyse des oeuvres littéraires. Elle permet de lire l'archéologie de bien des propositions de la critique et de la théorie littéraire contemporaines. Elle permet enfin de dire la variation et la continuité des esthétiques et des pratiques littéraires, telles qu'elles ont été formalisées depuis l'Antiquité dans les littératures occidentales. Elle dessine ce qu'a été la réflexion, disparate, contradictoire, sur l'identité de la littérature. Cet ouvrage s'attache à exposer les principaux concepts, débats, tels qu'ils sont formulés par les écrivains, par les philosophes, par les esthéticiens, par les critiques, selon les grands partages historiques, Antiquité classique, Moyen Age, Renaissance, XVIIe, XVIIIe, XIXe, XXe siècles, selon les principaux traits caractéristiques de ces périodes, et selon les données qui sont spécifiquement attachées aux diverses littératures nationales et expressions linguistiques. La présentation proprement historique n'exclut pas une argumentation continue : cette histoire des poétiques est aussi une histoire des questions que posent les poétiques et de la façon dont celles-ci enchaînent questions et réponses. Cette continuité argumentative est enfin présentée suivant les paradigmes cognitifs, philosophiques, culturels, qui permettent de la contextualiser.
  • L’Autre du roman et de la fiction

    Etudes Romanesques 4,Paris, Minard, 1997
  • Critique venue d’ailleurs

    en collaboration avec Stéphane Michaud, Romantisme, n° 89, 1995
  • Mythologies de l'écriture et roman

    Etudes Romanesques 3, Minard, 1995
  • Modernité, fiction, déconstruction

    Etudes Romanesques 2, Minard, 1994
  • Mythologies de l'écriture, champs critiques

    Paris, Presses Universitaires de France, 1990
  • Théorie littéraire

    en collaboration avec Eva Kushner, Marc Angenot et Douwe Fokkema, Paris, Presses Universitaires de France, 1989
  • Roman, réalités, réalismes

    Paris, Presses Universitaires de France, 1989
  • Hybrides romanesques, fiction (1960-1985)

    Paris, Presses Universitaires de France, 1988
  • Les Synchronies littéraires

    Œuvres et Critiques, vol. 12, n°  2, 1987
  • L’Ordre du descriptif

    Paris, Presses Universitaires de France, 1987
  • Signes du roman, signes de la transition

    Paris, Presses Universitaires de France, 1987
  • Passage du temps, ordre de la transition

    Paris, Presses Universitaires de France, 1985
  • Absurde et rénovations romanesques

    Paris, Minard-Lettres Modernes, 1985
  • Récit et histoire

    Paris, Presses Universitaires de France, 1984